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A Onça e a Diferença

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Pu'iito, como as pessoas e os animais receberam o seu ânus (Narrado por Mayuluaípu, índio taulipangue)


Antigamente, os animais e as pessoas não tinham ânus para defecar. Acho que defecavam pela boca. Pu'iito, o ânus, andava por aí, devagar e cautelosamente, peidando no rosto dos animais e das pessoas, e depois fugia. Então os animais disseram: "Vamos agarrar Pu'iito, para dividi-lo entre nós!" Muitos se juntaram e disseram: "Vamos fingir que estamos dormindo! Quando ele vier, vamos pegá-lo!" Assim fizeram.vaicaga Pu'iito veio e peidou na cara de um deles. Então correram atrás de Pu'iito, mas não conseguiram pegá-lo e ficaram para trás.

Os papagaios Kuliwaí e Kaliká chegaram próximos de Pu'iito. Correram muito. Finalmente o pegaram e o amarraram. Então vieram os outros, que tinham ficado para trás: a anta, o veado, a cutia, o mutum, o jacu, o cujubim, o pombo... Começaram a reparti-lo. A anta pediu logo um pedaço para ela. Os papagaios cortaram um grande pedaço e o jogaram para os outros animais. A anta imediatamente o pegou. Por isso ela tem um ânus tão grande.

O papagaio cortou para si um pedaço pequeno, como lhe era adequado. O veado recebeu um pedaço menor que o da anta. Os pombos tomaram um pedaço pequeno. Veio o sapo e pediu que lhe dessem também um pedaço. Os papagaios jogaram um pedaço na sua direção, o qual grudou nas suas costas: por isso o sapo ainda hoje tem o ânus nas costas.

Todos os animais [N.T.: Quer dizer, os quadrúpedes], os pássaros e os peixes receberam um pedaço. Veio então o pequeno peixe Karoíd [N.T.: Uma pequena espécie de enguia, que existe nas águas das regiões montanhosas] e também pediu um pedaço. Os papagaios jogaram um pedaço na sua direção, o qual ficou pendurado na sua garganta: ainda hoje ele tem o ânus no pescoço.

Foi assim que adquirimos nossos ânus. Se hoje não o tivéssemos, íamos ter que defecar pela boca, ou então arrebentar.


In "Mitos e Lendas dos Índios Taulipangue e Arekuná", de Theodor Koch-Grünberg, trad. de Henrique Roenick e revisão de M. Cavalcanti Proença, Revista do Museu paulista NS vol. VII, 1953. Transcrito da nova edição, revista por Sérgio Medeiros em colaboração com Rafael Lopes Azize, publicada em Sérgio Medeiros, Makunaíma e Jurupari, cosmogonias ameríndias, São Paulo, Perspectiva, 2002, pp. 101-102.


Comentário de Koch-Grünberg, na sua introdução ao textos dos mitos, p. 57 da edição de S. Medeiros: "Pu'iito é, com certeza, a personificação mais esquisita de que se tem memória". Endosso entusiástico dos leitores.


Este mito é o M524 de L'Origine des Manières de Table (p. 393).


Lembremos é claro da igualmente imortal observação do Anti-Édipo: “o primeiro órgão a ser privatizado, a ser expulso socialmente de campo, foi o ânus”. Abre-se então a questão: a história de Pu'iito relata a primeira privatização do ânus, ou, muito ao contrário, sua socialização primordial? Fico com a segunda alternativa. Afinal, Pu'iito era uma espécie de auto-monopólio, avaro de si mesmo, sujeitinho insolente que não só era privado, mas que ao sê-lo, privava aos outros de si. Problema equivalente ao da interpretacão do ditado popular: ”quem tem cu, tem medo“. Medo, e não, por exemplo, ações da Telemar?
p.s.: No dicionário Houaiss da língua portuguesa, é atribuído à palavra “diferencial” a acepção (proveniente do regionalismo português) de “ânus”.




Voyage au pays des anacondas (Version complète) Raconté par Hercule Piston-Palawadya (Saut Tampok, Guyane française)


[p. 13] [Comentario original de los editores del mito] Aucun animal n'est plus mythique que l'anaconda. Les Emérillon voient en lui la créature surnaturelle par excellence. Quand le monde fut créé, c'est de l'anaconda en décomposition que sortirent les premiers êtres humains. Non seulement la consommation de sa chair est prohibée mais il est même interdit de le toucher. Pour un couple qui attend un enfant (ou qui en a un en bas âge) cette interdiction s'étend à tous les serpents.

Sur les rivières guyanaises, au détour d'un méandre, on trouve souvent une importante masse de feuilles qui s'agglutine contre le bord. Les Emérillon sont persuadés qu'il s'agit là de la deumeure d'un anaconda.''


[p. 14] "Jadis les jaguars, les anacondas, les caïmans, les dzawãndalu [nota 1 de los editores del mito (p. 28) : "Tous ces animaux appartiennent à la catégorie des polowat: monstre dévoreurs d'hommes.]mangeaient les hommes, parce que les hommes ne connaissaient pas l'arc.

De nos jours les kaluwat [nota 2 idem (p.28) : les kaluwat habitent à l'intérieur des roches (falaises et inselbergs. Ils ont la faculté de se déplacer dans l'espace et dans la matière sans se transformer. En ce sens, les anacondas sont des kulawat car ils se trasportent instantanément d'un endroit à un autre et/ou se métamorphose de même que l'homme/chamane de cette histoire] et les polowat ont peur de toutes ces armes modernes, les sabres [machete], les fusils... Ils n'osent donc plus approcher des habitations humaines.

En ce temps là, les hommes ne vivaient pas au bord des grand fleuves mais au fond de la forêt et ils ne connaissaient que les criques [igapos].

Un homme était parti à la chasse. Il tua une biche. Sur le retour, il voulut traverser une crique et fut surpris de voir que son niveau était très haut alors qu'on était en saison sèche.

- Tant pis, je vais traverser quand même.

Dès le premier pas, l'Anaconda l'attaqua. L'homme hurla de peur.

- N'aie pas peur, c'est moi, l'Anaconda, je ne vais pas te manger, je vais t'emmener. Il se transforma en être humain et ramena l'homme dans son village. Là, on lui dit de s'assoir, on lui donna du cachiri [cauin] et un hamac.

[p. 15] Il vit les femmes kaluwat qui préparaient la biche [Mazama sp.]

On lui donnait toujours du cachiri et il buvait, il buvait, il buvait...

Le lendemain, l'Anaconda lui apporta une hotte de portage, un catouri, et lui dit.

- Tout ce que tu as mangé, tu vas le vomir là-dedans.

Il lui donna alors une poterie pleine de cachiri. L'homme but et il commença à vomir, à vomir... de la viande de biche.

C'est comme s'il avait avalé tout entière la biche qu'il avait tuée la veille.

L'anaconda dit à la femme kaluwatqu'il avait donnée a l'homme pour compagne d'aller jeter le catouri plein de vomissures.

Lorsque les hommes voient déglutir un anaconda, ils pensent qu'il s'agit d'une proie qu'il recrache toute crue mais en vérité il ne fait que vomir du cachiri.

- Bois du cachiri. Ensuite tu vas repartir, je vais te reconduire chez toi, dit l'anaconda.

Avant de partir, les anacondas prièrent l'homme de s'asseoir sur un grand caïman. Beaucoup de kaluwat

[p. 16] étaient d'ailleurs assis dessus, avec lui au milieu comme un chef. Ils buvaient du cahciri.

L'anaconda dit à l'homme :

- Peut-être que chez vous, vous dites que les anacondas avalent tout cru ce qu'ils mangent. Mais vous-mêmes humains, vous avalez cru ce que vous mangez: vos yeux vous disent que votre nourriture a été préparée et cuite mais vous êtes dans l'erreur, c'est nous anacondas, qui agissons de cette sorte.

Ne dites donc plus que les anacondas avalent leur nourriture toute crue. Vous, vous ne voyez pas clair, vous ne pouvez pas savoir. Nous, les anacondas, nous avons tous la vision.

Au village émérillon, quatre jours s'étaient écoulés. La femme du chasseur s'inquiétait : les gens étaient partis dans la forêt pour le chercher mais n'avaient rien trouvé.

A cette époque les polowatrôdaient et ils conclurent qu'il avait été dévoré par un polowat.

Mais un chamane rêva qu'il n'en était rien, qu'il n'avait pas été dévoré.

[p. 17] Pendant qu'il buvait du cachiri, l'homme réfléchissait.

- Comment est la vie dans votre monde? Là où je vis, on voit des aras, des hirondelles. Ici, sous l'eau, où sont les poissons? Je ne vois rien : ni aïmara, ni pacou, ni pacoussigne, ni uluwi. Comment ce fait-il que, là-haut, quand je pêche, quand je jette mon hameçon, ça mord?

L'anaconda lui répondit :

- Quand vous jetez vos lignes, vos hameçons sont sur les toits de nos carbets [casa] et quand vous prenez quelque chose, c'est qu'un éventail tapekwaou une couleuvre à manioc ou encore une "jambe" de manioc pressé (djanï'ïm)ou bien une vannerie witu ou un panier kadzala s'est accroché à votre hameçon:

Une djanï'ïm est ce que vous croyez être un aïmara.

Un tapekwa est ce que vous croyez être un paku.

Un tapekwa avec des dessins rouges est un paku pinãng, qui est une variété de coumarou de couleur rosée.

Les franges du kedju (pagne tissé en coton orné d'élytre de coléoptères) sont ce que vous croyez être des poissons mbiloko, qui est un poisson argenté brillant.

[p. 18] Les serviettes périodiques qui servent à nos femmes quand [elles] ont leur règles sont vos piraïs [piranha], c'est pourquoi vous voyez leurs yeux d'un rouge vif.

Nos excréments sont ce que vous croyez être des poissons kuwatsiawa, qui sont des poissons coprophages.

Nos bananes sont ce que vous croyez être des poissons mandue, poissons bleutés dont la forme rapelle la banane.

Nos fleurs de tabac sont ce que vous croyez être des poissons wakui, dont la bouche rapelle l'embout du mahot cigare. C'est la raison pour laquelle la bouche de ce poisson est en forme de fleur de tabac, que sa peau dépourvue d'écailles, est amère et qu'il faut l'ébouillanter et la gratter pour le consommer.

L'anaconda qui avait ramené l'homme lui dit :

- Maintenant que tu as tout vu, je vais te ramener chez toi, au pays des humains. Mais rapelle-toi ce que je vais t'enseigner:

- Regarde (il désignait le tas de feuille) : pour un anaconda c'est un carbet [casa.] Les poteaux ressemblent à vos poteaux, les poules de chez nous ressemblent aussi

[p. 20] à vos poules mais nos chiens sont des dzawãndalu.

Nous, anacondas, ne sommes pas des anacondas, il faut nous appeler "Etranger-long". Pour nous, les anacondas sont les rivières. Les anacondas (c'est-à-dire les rivières) ont aussi des rivières mais nous ne les voyons pas.

L'homme l'interrompit :

- Au pays des hommes, on dit qu'il ne faut pas trop se baigner car les anacondas peuvent nous attraper.

L'anaconda continua :

- Nos grandes platines à manioc sont les raies... Bon Mainteant je vais te ramener. Pendant le temps du retour, tu éviteras de regarder en l'air.

Ils montèrent, ils montèrent et ils arrivèrent à une porte. L'anaconda se contenta de passer la tête par la porte et, lorsque l'homme parti, il la rentra et repartit sdans l'eau.

En sortant de la rivière l'homme n'était pas mouillé, comme s'il était simplement promené à l'air libre.

L'anaconda ne le raccompagnait jamais jusqu'à son village. Il aurait pu le faire car tous les "Etrangers

[p. 21] longs" peuvent prendre forme humaine exceptée qu'ils n'ont pas de nombril. Il deviennent alors des kaluwat comme les kaluwat qui vivent dans les rochers.

Lorsque l'homme réapparut dans son village, les siens commentèrent son arrivée:

- Ah! Voici celui qui est parti à la chasse depuis si longtemps. On croyait qu'il avait été mané par un anaconda.

L'homme alla directement à son carbet, rangea ses flèches et se coucha dans son hamac sans parler, sans rire ou plaisanter comme à l'accoutumée. Il drapa même le hamac sur lui pour s'isoler dans son ivresse (il était saoul du cachiri qu'il avait bu chez les anacondas.)

Sa femme lui dit :

- Tu es arrivé ! Tiens!

Et elle lui tendit une calebasse de cachiri qu'il but mais qu'il vomit aussitôt, tant le cachiri des humains sentait désormais mauvais pour lui depuis qu'il avait goûté le cachiri parfumé des anacondas.

Mais il ne dit rien, suivant en cela les

[p.23] recommandations de l'Anaconda qui lui avait bien précisé quissi qu'il ne lui faudrait rien raconter de son voyage.

La nuit l'homme rêva et chanta dans son rêve.

En l'entendant, les villageois comprirent.

- C'est un chamane, c'est lui qui va initier les autres! C'st parce qu'il est parti au pays du Surnaturel, il a vraiment un grand pouvoir !

L'homme ne tarda pas à repartir. Sa femme qui l'aimait pensait à lui. Quand il revint, au but de deux semaines, elle voulut se mettre avec lui dans le hamac. L'homme la repoussa doucement et lui dit:

- Il ne faut pas. Je ne dis pas que je ne t'aime pas mais lorsque j'étais dans la forêt, j'ai tiré une biche. En revenant, j'ai vu que la crique que j'avais traversée était inondée, je suis tombé dedans et là, un anaconda m'a attrapé. J'avais peur mais il m'a ramené quand même sans me dévorer. Les anacondas ne sont pas des anacondas, ce sont des êtres presques humains. Celui qui m'a ramené, il m'a donné du cachiri que j'ai bu. Mais toute la nourriture, je l'ai vomie car là-bas, à chaque fois qu'on mange, on dévore une âme.

[p.24] Quand il eût fini de raconter son étrange histoire à sa femme il répéta:

- Je ne t'ai pas dit que je ne t'aime pas. Reste quand même à mes côtés. Si un homme vient te demander n'accepte surtout pas. De même, lorsque je repartirai, tu devras respecter cette interdiction. Ne vas pas te promener en forêt non plus. Si tu n'obéissais pas, il pourrait nous arriver du mal et je pourrais ne jamais être de retour. Celui qui m'a ramené reviendra me chercher.

Le landemain, il disparut à nouveau. Puis revint.Et repartit encore.

Il prit l'habitude de faire le voyage tous les jours.

Se beaux-parents demandèrent à leur fille:

- Mais où va-t-il toujours comme ça? Tiens, ma fille, apporte ça à ton mari.

La belle-mère voulait absolument nourrir son gendre mais celui-ci répondit :

- Non merci, j'ai le ventre plein.

Elle insista pour qu'il prenne au moinsune petite calebasse de cachiri mais il refusa.

- Que se pass-t-il donc avec ton mari? Dis-lui qui s'il est vraiment chamane, il doit me ramener

[p.25] quelque chose du pays des kaluwat

Est-ce que les kaluwatmangent comme nous? se demandait la belle-mère?

L'homme sentait grandir ses pouvoirs de chamane. Depuis son premier voyage, il s'était abstenu de toute relation sexuelle car il savait que le sperme aurait supprimé sa Vision.

Au retour de l'un de ses voyages, il ramena des bananes dans un panier.

Tiens, dit-il à sa femme, tu n'as pas le droit d'en manger mais les vieilles peuvent y goûter (c'est-à-dire celles qui son ménopausées et qui n'ont plus de relations sexuelles)/

Il repati et revint plusieurs fois. Il ramenait des parépous [Bactris ?VH], un ananas, de la viande, de la galette de manioc...

A chaque voyage, ses pouvoirs chamaniques s'accroissaient. Un jour, il s'enduit de roucou [Bixa] et se peignit le visage avant de voyager à nouveau. A son retour, comme il avait bu du cachiri, il était un peu éméché [ebrio] et déclara :

Je veux que tout le monde sache qui je suis.

[p.26] Il prit son petit banc et s'enfonça dans l'eau.

Les enfants du village, tout comme ceux d'aujourd'hui, restaient longtemps à se baigner dans l'eau, désobéissant ainsi quex conseils de leurs parents.

L'homme se dit :

- Je vais leur faire peur.

Il se transforma en dzawãndalu et s'approchant de la berge, fit trambler la terre. Les enfants, effrayés, sortirent immédiatement de l'eau.

Plusieurs jours plus tard, les enfants se baignaient de nouveau, alors que les adultes étaient plus ou moins ivres pendant une fête cachiri.

- Ah ! Je vois que vous n'avez pas compris !

Il se transforma en anaconda et s'approcha. Les enfants le virent et sortirent en criant:

- Anaconda ! Anaconda!

Une vieille femme leur dit de se taire. Il se retransforma devant eux en être humain.

C'est ainsi qu'il devint un chamane aux pouvoirs extraordinaires. Il pouvait se transformer en n'importe quel animal, un jour en ocelot, un jour en autre chose. Bien qu'il ait prévenu sa femme de ne pas s'effrayer,

[p. 28]

quand elle vit un jaguar dans le hamac voisin du sien elle ne put s'empêcher de crier.

L'homme avait maintenant autant de pouvoir qu'un kaluwat.

[Pongo aqui la nota n°5 que es una presentacion del perspectivismo antes del perspectivismo, hecha por los editores/traductores]

La vision du monde (des mondes faudrait-il dire) des Emérillon est perçue comme une série d'univers superposés:

Les rivières sont les anacondas des anacondas.

Les anacondas sont les anacondas des humains.

Les êtres humains sont les anacondas des aras...

Les effets de ce monde "d'en haut" se font sentir dans n'

[p.29] notre monde. Ainsi, lorsque de fortes bourrasques de vent s'abattent sur un village, c'est que les créatures d'en haut pêchent à la nivrée.''

''Seuls les chamanes comme le père d'Hercule Piston, Kutchili peuvent voir quoi est réellement quoi dans tel ou tel monde.

Là où un humain ordinaire ne verra rien d'autre qu'un yaya (petit poissonà, quelqu'un d'averti voit qu'il s'agit là des moutstiques du monde des anacondas.

Chaque chose (objet, plante, animal) trouve sa place dans ces différents ordres.

Nos visions ordinaires ne sont donc qu'une succession de visions relatives. Quand on passe d'un monde à un autre, les choses ne se transforment pas vraiment. Elles sont perçues par l'individu ordinaire sous un aspect différents mais le chamane ne saurait s'y tromper''


COUCHILI (Ti’iwan), MAUREL (Didier) : – Contes des Indiens Emérillon. – Maripasoula : Kobue Olodju ; Conseil International de la Langue française, 1994.– 152 p.


[NB. Tenemos sin lugar a duda una buena version, ya que Ti'iwan Couchili es - si no me equivoco - la hermana de Hercule Piston, y los dos hijos de un padre que era un gran chaman, tanto donde los Emerillons que sus vecinos Wayana mientras que Didier Maurel era(es?) el profesor de Escuela de Saut Tampok, comunidad mixta Emerillon/Wayana]




A Assembléia dos Waimasã (relato de um pajé tukano)


Abreviado e adaptado para a linguagem escrita segundo a narração de Domingos Marques, da comunidade de Caruru, no alto rio Tiquié, em outubro de 1998. Domingos, por sua vez, ouviu este mito em 1993 do seu tio-avô, o pajé (yaí) Nastácio Marques, que mora em São Gabriel da Cachoeira.


Era uma vez um pescador que numa tarde se encontrava com a sua canoa encostada na ilha de Semendaí, no rio Uaupés, preparando um espinhel(1) para a pesca. Estava compenetrado no seu trabalho quando dois jovens passaram remando, subindo o rio. Eles eram waí-masã (gente peixe). Os dois jovens, vendo o pescador, encostaram na ilha para puxar conversa e logo se agradaram dele, convidando-o para uma festa que haveria numa comunidade dos waí-masã, no fundo do rio. A festa, que seria por ocasião de uma assembléia geral, duraria três dias, com muito caxiri, dança e mulheres bonitas. Tanto insistiram que acabaram por convencê-lo.


O pescador puxou sua canoa em terra, embarcou na dos waí-masã e assim partiram rumo à comunidade dos dois jovens. Quando já haviam passado da ilha de Semendaí, os waí-masã pediram para o pescador fechar os olhos, no que o jovem que vinha na proa bateu o remo na água, fazendo-os mergulhar para o domínio dos waí-masã. Continuaram remando embaixo d’água por um bom tempo, até que chegaram no porto de uma comunidade. Ali os dois jovens avisaram ao pescador que os outros poderiam perceber sua presença e considerá-lo um intruso, de modo que ele teria que passar um “perfume” para disfarçar seu cheiro humano, considerado desagradável para os waí-masã. Deram-lhe um pequeno frasco, de cheiro de pitiú, cujo conteúdo ele passou pelo corpo. Assim o pescador também ficou com cheiro de peixe, podendo passar despercebido entre os waí-masã.

Quando chegaram à maloca, a assembléia acabara de começar. Estava cheia de gente. O wiogɨ(2) dos waí-masã, conhecido pelo nome de Norato, explicava que o motivo da reunião era tentar descobrir os motivos da diminuição de seu povo nos últimos anos, a fim de que pudessem encontrar meios para se salvar do extermínio. O debate continuou o dia todo, mas ninguém conseguia elucidar o misterioso fenômeno.

Durante todo esse tempo, o pescador sempre caminhava entre os dois jovens a fim de que ninguém conversasse com ele e assim pudesse descobrir sua condição humana. Regularmente, ele saía da maloca para passar nova dose de pitiú, de modo que ninguém ia percebendo a presença do estranho. De noite, no entanto, contrariando os conselhos dos dois jovens, o pescador não resistiu aos apelos das meninas presentes e pôs-se a dançar com elas. Desta forma ele começou a suar muito – fazendo passar o efeito do cheiro pitiú – e não tardou para que ele fosse descoberto pelos waí-masã.

Com o pescador exposto, a festa parou abruptamente e todos olhavam atentos para o estranho. “Quem é este intruso ?”, perguntou o wiogɨ Norato. Um dos jovens que o haviam trazido levantou-se e, não podendo inventar nada melhor, replicou: “Wiogɨ, trata-se de um médico que nós encontramos a caminho daqui e resolvemos trazer para tratar nossos doentes”. De fato, atrás da maloca situava-se o hospital dos waí-masã, onde fazia tempo não havia mais médico. Assim, o wiogɨ, satisfeito com a iniciativa, pediu para que o suposto doutor verificasse os doentes na manhã seguinte e logo mandou prosseguir a festa.

No outro dia, o pescador/médico foi encaminhado até o hospital. Quando entrou, ficou surpreso com a enorme quantidade de pessoas que ali se encontravam. O hospital estava repleto, com gente até nos corredores. Sob os olhares atentos do wiogɨ Norato, o pescador resolveu então assumir seu papel de médico. Se aproximou de um dos pacientes e perguntou a razão do seu mal-estar. “É um caroço de tucumã, doutor” – respondeu o doente – “que entalou na minha garganta”. O doutor pediu a seguir que ele abrisse a boca e ao examiná-lo verificou que havia um anzol preso na garganta do waí-masã. Com sua habilidade de pescador, retirou o anzol, e mandou o paciente para casa. Chamou o próximo e perguntou sobre seu problema. “É reumatismo, doutor”, respondeu o enfermo, “que me faz doer as costas”. O pescador examinou as costas do paciente e para seu espanto encontrou uma grande ferida feita por uma azagaia, que ele desinfetou e costurou. Já o paciente seguinte reclamava de dor de dente, mas no exame constou que este tinha um grande anzol preso no céu da boca, que logo foi retirado. E assim por diante, o doutor prosseguiu a tratar dos doentes.

Era óbvio que os waí-masã não estavam cientes das razões de sua aflição. Enquanto isso, o pescador ia juntando uma coleção de anzóis de todos os tamanhos: no. 28, 12, 16, etc., os quais haviam se alojado nas bocas dos pacientes e em alguns casos até mesmo nos seus flancos, tratando também de um grande número de feridas produzidas por azagaisas, malhadeiras e outros utensílios de pesca.

O pescador trabalhou intensivamente durante os dois dias que restavam da assembéia, curando todos os pacientes. No último dia ele se encaminhou para a reunião na maloca, onde não haviam ainda encontrado uma resposta definitiva sobre a causa da diminuição dos waí-masã. O pescador então pediu a palavra e explicou à assembléia reunida que o grande número de doentes se devia principalmente à ação do homem, que com seus utensílios de pesca estavam dizimando os waí-masã. Mostrou os anzóis para os presentes e explicou para que serviam e como funcionavam. Os waí-masã escutavam perplexos. E é por isso que hoje em dia a maioria dos peixes não morde mais isca, pois graças ao doutor aprenderam a evitar os anzóis. Somente os peixes desinformados, que não foram para aquela assembléia, ainda se deixam pegar desta maneira.

No final da assembéia, o wiogɨ agradeceu ao doutor, pagando aproximadamente dez quilos de ouro pelo seu trabalho. No entanto o wiogɨ avisou que ele não poderia mostrar este ouro para ninguém – nem à sua mulher – até que se passasse um prazo de um ano. A seguir, os dois jovens waí-masã levaram o pescador de volta à ilha de Semendaí, onde ele havia deixado a sua canoa. Chegando lá, o pescador reparou que muitos meses haviam se passado durante os três dias que passara na terra dos waí-masã, pois ele havia deixado sua canoa na beira do rio, enquanto que esta agora se encontrava praia acima, bem longe da água. Era inverno quando ele fora para a assembléia e agora estavam em pleno verão.

Chegando em casa, o pescador teve dificuldades em explicar para sua mulher as razões de sua demorada ausência. Guardou o ouro que recebera dos waí-masã em uma mala e pediu a ela e aos seus filhos para que não olhassem para o conteúdo, a fim de que ele pudesse vendê-lo depois que passasse o prazo dado pelo wiogɨ. No entanto, desconfiada com a inexplicável auseência do marido, a mulher um dia não resistiu e foi espiar dentro da mala. Em conseqüência, o ouro sumiu e o pescador morreu logo em seguida. Dizem que ele foi direto para o hospital dos waí-masã, onde ele trata os doentes até hoje. E assim a sua fama de doutor se espalhou por todos os cantos, sendo por isso que atualmente existe pouco peixe nos tributários do rio Uaupés. É que a maioria se mudou para logo acima da ilha de Semendaí, onde o atendimento médico é melhor.


Notas: 1. espinhel: Arte de pesca que consiste de uma extensa corda mestra, onde são amarradas dezenas de linhas secundárias, cada qual com um anzol na extremidade.

2. wiogɨ: líder, chefe.




The creation of Adjun and Eva


When Karusakaibö, or Tupan as he is known by the priests, made the women out of clay, he also made a little house in which he locked the unfinished clay dolls. When he opened the house again, the dolls had all turned into adolescent girls. There were already men at that time, and one of these men discovered the girls and seduced one. Karusakaibö asked who had had coitus with the girl, and when he found out, he made the man marry her. As the girls grew to maturity, the culture hero gave one to each man. Eventually, all the men had wives, and only a girl named Eva was left without a mate. Karusakaibö decided to make a man for her. He took one of her ribs while she was asleep, turned it into a man, and placed him beside her. In the morning she awoke to find Adjun.

Karusakaibö told Adjun that Eva was his woman and was given to him to help him. He left a quantity of fruit with them, but instructed them not to eat any.


Origin of Sex


Adjun and Eva lived together, but Adjun did not know what to do with a woman or how to beget children. He thought that Eva’s vagina was a wound and he tried to heal it by washing and medicinal treatment. The devil, who was really a serpent, came disguised in the form of a man and asked Adjun what he was doing. He told the serpent that he was trying to heal Eva’s wound, whereupon the serpent told him what the vagina was actually for and what Adjun should do with it. Adjun replied, ‘No, she is wounded. That would hurt her’. The serpent reassured Adjun that it would not hurt Eva and that they would both enjoy it. Adjun did as directed, and he and Eva liked the experience so much that they and all mankind have been doing it ever since. Later, the devil tempted Eva to eat the fruit. When Karusakaibö learned of this he sent her and Adjun away.


In "Mundurucú Religion", de Robert Murphy, p. 80-81 (University of California Press, 1958)


Pergunta de D. H. Lawrence (In "Studies in Classic American Literature", Penguin Books, p. 90): "Do you imagine Adam had never lived with Eva before that apple episode? Yes, he had.



Os sobrinhos de Eva

Esta é a parte final de um comentário de EVC a uma série de narrativas indígenas sobre a origem e o(s) propósito(s) dos brancos, publicados - narrativas e comentário - em “Palavras indígenas: onze depoimentos sobre a origem do mundo, a chegada dos brancos e os 500 anos do Brasil”. In C.A. Ricardo, org., Povos indígenas no Brasil (1996–2000). São Paulo: ISA, 2000. Pareceu-me relevante ajuntar aqui a teoria mawé do átomo de parentesco oculto no Gênesis: cadê o irmão de Eva?. [N.B. Este mito mawé foi coletado por Alba Figueiroa, a quem somos todos muito gratos.]


Retornemos ao duplo fundamento da condição humana tematizado pelos mitos de origem: o fogo e a aliança matrimonial, isto é, a cultura e a sociedade. Os mitos de origem da vida breve explicitam o terceiro fundamento, este natural: a condição mortal da espécie humana.

A esse triplo título, os brancos vêm desenhar os limites do humano, por excesso ou por carência. No que concerne ao ‘fogo’, isto é, à tecnologia da objetividade, somos superculturais. No que concerne à mortalidade natural da espécie, somos sobrenaturalmente ‘imortais’ (inumeráveis e indestrutíveis). Mas no que concerne à vida de relação, às formas socialmente instituídas da subjetividade, os brancos somos indiscutivelmente sub-humanos. É sobre este último limite que quero dizer algo, à guisa de conclusão. Se a aliança matrimonial é posta, na mitologia ameríndia, como fundamento da sociedade, onde estão os brancos, a esse respeito? O que várias das narrativas acima publicadas sugerem, é que somos aqueles seres que não sabem o que é uma relação social humana: somos os maus aliados por excelência. Gente que não troca gente em casamento, mas que mata, rouba e escraviza gente.

No mito desana, o ancestral do branco é um irmão mais moço, não um aliado por casamento. Mas um irmão que, ao retornar, comporta-se como um estrangeiro e um inimigo, vindo para roubar e matar. Entre as ‘coisas’ que os brancos roubaram, como recordam David Kopenawa e Momboré-uaçu, estavam as crianças: em lugar, portanto, de virem se aliar aos índios, os brancos arrancam-lhes o fruto de suas alianças. O chefe tupinambá do Maranhão revela os caminhos da traição: os índios se estimaram honrados quando os brancos passaram a coabitar com suas mulheres, pensando que estes desejavam se tornar seus cunhados e formar com eles uma só nação; mas eis que os brancos logo perverteram a aliança em sujeição, escravizando aqueles que lhes haviam dado esposas. E se, na fase inicial do ‘contato’ descrita por Momboré-uaçu, a aliança serve de pretexto e antecendente para a servidão, a narrativa de Brás de Oliveira França mostra a culminação do processo, quando é a servidão que passa a servir de antecedente para uma repugnante anti-aliança, com os patrões do Rio Negro tomando à força as mulheres índias em ‘pagamento’ das ‘dívidas’ contraídas por seus pais e maridos.

Nos textos sateré-mawé e wapishana, encontra-se uma visão mais idealizada dessa relação de troca entre índios e brancos. No caso dos textos mawé, em particular, estabelece-se uma divisão do trabalho vista como relativamente ‘natural’ — ou pelo menos deseja-se que, fundado como está no discurso das origens, tal sistema de troca possa vir a ser equitativo na realidade. Note-se que os mitos mawé reduzem as relações com os brancos a uma troca econômica de produtos, não a uma troca matrimonial de pessoas; mas registre-se, quanto a isso, o subtexto presente na identificação dos brancos ao macaco cairara, tido por ‘sem-vergonha’, isto é, licencioso e sexualmente voraz.

Mas é também nas narrativas mawé que se pode divisar a sugestão mais interessante: a de que os brancos estavam, sim, destinados a ser os aliados dos índios. Eva tinha um irmão; Adão tinha um cunhado, portanto. O texto de Vidal Sateré-Mawé não deixa muito claro como ‘funciona’ essa tríade originária. As primeiras linhas da narrativa falam na morte de uma “irmã dele”, mas não está óbvio quem é “ele”; a impressão que tive é que se trata de Tupana, ou Deus. Não há elementos aqui para dizer que esta irmã era Eva. Mais adiante, Adão e Eva são descritos como os ancestrais dos que ficaram, não tendo seguido com Deus e com os brancos. Em seguida, o motivo da permanência dos índios na floresta, junto à morte e às doenças, é explicado pelos ouvidos moucos que Adão faz ao convite de Deus; mas mais adiante, é Eva quem, atendendo a um chamado de seu irmão, convence Adão a voltar no caminho e ficar. Por outro lado, esse irmão é quem lhe teria dado machados, terçados, enfim, objetos dos brancos (ou de Tupana), o que poderia sugerir que o irmão de Eva é que foi embora, ficando Adão e sua mulher na floresta. Os textos são muito ambíguos. Seria Tupana o irmão de Eva? (O divino tio...). Seriam os brancos os cunhados de Adão — os brancos que a velha mitologia tupi-guarani tem por descendentes do demiurgo? Ou seriam os índios os filhos desse irmão de Eva, visto que foi ele quem a chamou de volta para a floresta?

Seja como fôr, Eva tinha um irmão. O que parece maravilhosamente conforme à visão indígena dos fundamentos da vida social: por trás de todo casal, há o irmão da mulher, o homem que cedeu sua irmã ao outro homem. O ‘átomo de parentesco’, para recordarmos a noção famosa de Lévi-Strauss, é constituído por uma criança, seu pai, sua mãe, e seu tio materno.

Os textos mawé sugerem, então (ou pelo menos eu gostaria que estivessem sugerindo…), que os brancos e os índios não seriam simples e igualmente os descendentes de Adão e Eva. Não seríamos, portanto, ‘todos irmãos’ — fórmula que jamais impediu que alguns desses ‘irmãos’ espoliassem, escravizassem e assassinassem outros irmãos. Não seríamos todos ‘filhos de Adão’, pois — alguns seríamos, talvez, filhos do irmão de Eva, descendentes colaterais desta, não de Adão. Quem são os sobrinhos de Eva, os brancos ou os índios, eis aí uma questão que o mito não permite resolver. Mas isso não muda a moral da história: somos primos cruzados, isto é, cunhados potenciais. Não somos naturalmente idênticos como o são irmãos; seremos sempre diferentes, pois é essa diferença que nos torna socialmente necessários uns aos outros, e igualmente necessários uns aos outros. O reencontro entre índios e brancos só se pode fazer nos termos de uma necessária aliança entre parceiros igualmente diferentes, de modo a podermos, juntos, deslocar o desequilíbrio perpétuo do mundo um pouco mais para a frente, adiando assim o seu fim. O qual vem a ser a única coisa certa desse mesmo mundo.



Esse outro Siegfried
(Resumo de Lévi-Strauss)


Um mito dos Shuar (…) narra a infância de Etsa, o fututo Sol, criado com segundas intenções por um ogre. Durante uma caçada Etsa ouve uma rola cantando numa moita espessa. O pássaro ordena a esse outro Siegfried que enfie a sua sarabatana no ponto mais denso da moita e passe por dentro do tubo para chegar até ele. Revela ao menino que o ogre matou e comeu a sua mãe. Voltando para casa, Etsa constata que o ogre usa o crânio de sua mãe como instrumento de sopro e que a esposa do ogre utiliza o olho extraído do crânio para esmaltar sua cerâmica.

In A Oleira Ciumenta, de Lévi-Strauss, p.200. (Editora Brasiliense, 1986. Tradução: Beatriz Perrone-Moisés)

Na variante Awajun (Aguaruna), co-autorada por Salomán Mayan, José & Ismaél Apikay, lê-se o seguinte:

Etsa avanzó y llegó hasta la puerta donde recién soltó su silbato. Ajaim se sorprendió y, por apurado, al tratar de esconder el cráneo en una repisa lo dejó caer. La cabeza se fue rodando hasta llegar donde Etsa, que estaba amarrando su cerbatana para guardarla en medio de la casa. Al mirar la calaveira Etsa vio que salían lágrimas de los huecos de sus ojos (que habían tapado con cera de abeja para que sonara mejor). Se dio cuenta de que lo que el ave le había contado era verdad y se amargó mucho.

In El Ojo que cuenta/Eyes that tell, p. 112. (Gredna Landolt (org.). Lima: IKAM Asociación Editorial, 2005.)


Esse outro Édipo
(Resumo de Lévi-Strauss)


Os índios iroqueses e os Algonkin contam a história de uma jovem exposta às empresas amorosas de um visitante noturno, que ela acredita ser seu irmão. Tudo parece denunciar o culpado: aparência fisica, roupa, face arranhada depõem a favor da virtude da heroína. Formalmente acusado por esta, o irmão revela que tem um sósia, ou mais precisamente um duplo: pois, entre eles, o elo é tão forte que todo acidente ocorrido a um deles se transmite automaticamente ao outro: vestimenta rasgada, machucado no rosto... Para convencer sua irmã incrédula, o jovem assassina o seu duplo diante dela; mas, com isso, ele pronuncia sua própria sentença de morte, pois que seus destinos estão ligados.

Com efeito, a mãe da vítima quererá vingar seu filho; ora, trata-se de uma bruxa poderosa, senhora dos mochos. Só há uma maneira de iludi-la: que a irmã se una a seu irmão, fazendo-se passar este pelo duplo que ele matou: o incesto é tão inconcebível que a velha senhora não poderá desconfiar da fraude. Os mochos não se deixarão enganar e dununciarão os culpados, que conseguirão, no entanto, escapar.

In Antropologia Estrutural Dois, pp. 28-29, de Lévi-Strauss (Tempo Brasileiro, 1976. Trad.: Sonia Wolosker)


Esse outro Orfeu (Kadiwéu: A vida breve)
(Resumo de Lévi-Strauss)


Um famoso xamã foi visitar o criador para saber como rejuvenescer os velhos e fazer brotar as árvores mortas. Tomando-os pelo criador, dirige-se a vários habitantes do além, que lhe explicam que não passam de cabelos dele, pedaços de suas unhas, sua urina... Finalmente, ele chega ao seu destino e apresenta seu pedido. Seu espírito protetor lhe explica que ele não deveria, sob pretexto algum, fumar o cachimbo do criador, aceitar o charuto que este lhe oferecesse (e que devia, ao contrário, arrancar das mãos dele brutalmente) ou olhar para a filha dele.

Tendo passado pelas três provas, o xamã consegue o pente que ressuscita os mortos e a resina (= seiva) que faz reverdecer a madeira. Ele já estava no caminho de volta, quando a filha do criador foi atrás dele para devolver-lhe um pedaço de tabaco que ele tinha esquecido. Ela chamou por ele, gritando muito alto. Involuntariamente, o herói virou-se para trás e viu um artelho da jovem, que, por essa mera olhadela, ficou grávida. Por isso o criador fez com que ele morresse assim que chegou, e chamou-o para junto de si, para que cuidasse de sua mulher e de seu filho. A partir de então, os homens não poderão evitar a morte (Ribeiro 1950:157-60; Baldus 1958:109).

In "O cru e o cozido", de Lévi-Strauss, p. 187. (Cosac & Naify, 2004. Tradução: Beatriz Perrone-Moisés)




A pele e a pessoa das Cabras-das-Montanhas-Rochosas (Mito Thompson)
(Resumo de Lévi-Strauss)


Antigamente, as Cabras eram seres da mesma natureza que os homens, e assumiam a forma animal ou humana quando queriam. Os índios sabiam disso, e por essa razão continuam observando ritos especiais quando matam uma cabra, um urso ou um grizzly, que também possuem essa dupla natureza.

Certo dia, uma homem que tinha duas mulheres, uma jovem mãe e a outra grávida, foi caçar. Perseguiu cabras, perdeu-as de vista e ficou espantado ao encontrar duas jovens, que afirmaram não ter visto cabra alguma (pois eram elas mesmas). Convidaram o homem a segui-las, tornaram-no capaz de escalar uma parede abrupta (untando de saliva as plantas dos pés dele) e fizeram-no entrar numa caverna abaixo do topo. Lá vivia muita gente. Ele se casou com as duas jovens, mas ambas o repeliram: “Só temos relações sexuais durante um período muito curto, numa determinada estação do ano”. Seus sogros mandavam-no caçar e todas as vezes ele devia matar uma única cabra, que servia de alimento para todos os habitantes. Isso durou vários meses. O homem acabou desconfiado que as cabras que matava eram na verdade seus cunhados, dos quais apenas a “parte cabra” morria, enquanto a “parte humana” retornava para casa ao anoitecer. Para certificar-se, cortou o focinho de uma cabra morta. Um de seus cunhados voltou com o nariz sangrando...


In "História de Lince", de Lévi-Strauss, p. 70. (Companhia das Letras, 1993. Tradução: Beatriz Perrone-Moisés)


Lévi-Strauss cita (p. 72) um trecho de J. A. Teit (“Mithology of the Thompson Indians”, MAMNH, 12. Leiden-New York, 1912), que enumera as regras de caça ensinadas pelas Cabras ao herói: “Quando matares cabras, trata seus corpos com respeito, pois são pessoas. Não mate as fêmeas, elas foram tuas esposas e dar-te-ão filhos. Não mate os filhotes, que podem ser tua progenitura. Tira apenas os teus cunhados, os machos. Não tenhas remorsos quando os matares, pois eles não morrem, voltam para casa. A carne e a pele (a parte cabra) te pertencem; seu verdadeiro eu (a parte humana) continuará vivendo como antes, quando a carne e a pele de cabra o recobriam”.





Uma história da Lua
(Mito Uanana recontado por AmaZone)


Apareceu um dia ao povo tukano Uanana uma moça que era tão bonita que parecia iluminada pela lua, e os rapazes, é claro, se apaixonaram. Ela tratava cada um com alegre intimidade, dançava com todos, batia papo, procurando fazer-se amada por eles, mas não amava ninguém. Nada dizia quando lhe falavam em casamento; apenas ao pedido feito pelo filho de chefe, respondeu que não podia casar-se com ele uma vez que seu próprio pai não era chefe.

Nas noites em que não havia dança, por volta da meia-noite, a moça saía sem ser vista por ninguém, até que os rapazes fizeram um acordo para matar seu amante, caso ela tivesse algum.

Seguiram-na em uma noite de lua cheia até a cachoeira, onde, após sentar-se ela em uma pedra e virar o olhar para a lua, seu rosto refletia a imagem iluminada da lua. Mudos de emoção, trêmulos, os rapazes viam como assim como a lua brilhava no céu, a imagem da lua brilhava no rosto da moça.

Seu olhar oscilava entre uma e a outra, até que daí a pouco a lua no céu se virou para o outro lado e desceu simplesmente do céu uma moça em busca da outra moça.

A moça ergueu-se da pedra, os rapazes estavam olhando para ela. Ela era um rapaz. Esse rapaz abraçou a moça e ambos foram envolvidos totalmente por um fogo grande, espesso e frio.

Gelados de frio, os rapazes voltaram para casa, mudos de emoção e medo. Só acordaram no dia seguinte quando o sol já tinha nascido e aquele rapaz já estava lá. Lembravam-se apenas vagamente, imaginando que tivesse sido um sonho, assim ninguém disse nada a ninguém. Observavam-se retraídos e mudos, como observavam a alegria e a intimidade com que as moças tratavam aquela outra moça. A imagem do que haviam presenciado naquela noite estava gravada para sempre em sua memória.

À noite as moças estavam todas reunidas lá fora batendo papo com a outra moça. Esta lhes disse que raramente sentira tanta felicidade como naquele momento e, por isso, desejava contar-lhes uma história da lua.

Contou-lhes que antigamente havia uma terra situada ao pé do céu habitada por pessoas lindas, sem exceção. Tinha um rapaz que era tão bonito que parecia iluminado pelo sol. Toda moça era apaixonada por ele e fazia magias com a intenção de fazê-lo apaixonar-se, mas esse rapaz adivinhava através do sonho o que lhe preparavam, pois tinha algum poder xamânico.

Toda noite ele ia ao porto buscar solidão e sentava-se na areia. Ali iam ter sempre as moças, inconformadas, buscar sua companhia. Sentindo-se importunado e triste, não lhes dizia palavra. Por volta da meia-noite as moças retornavam, deixando-o só.

Um dia, já tão desiludidas, fizeram um acordo. Apenas uma única moça devia ir ter com ele no porto, pois, desse modo, quem sabe?

Nem na primeira nem na segunda noite o rapaz reagiu às cócegas, abraços e beijos. Só um olhar e nada de palavra.

Meses depois, em um novo acordo, as moças compreenderam que só havia uma solução: cada noite alguém iria ter com ele para forçá-lo a transar. A escolhida para ser a primeira, muito mocinha, disse que se jogaria dentro do rio se fosse recusada, e alguém sugeriu que o encontro devia ser vigiado a certa distância.

Naquela noite, abraçado e beijado pela menina, o rapaz indagou por suas companheiras e o que ela viera fazer ali. “Vim porque te amo!”. “E se te dissesse por que não deve me amar, você guardaria segredo?”, disse à menina. Depois que esta prometeu não dizer nada a ninguém, prossegiu o rapaz: “Todo mundo sabe que não sou daqui, que não cresci aqui, por isso ninguém sabe como eu sou. Vocês andam atrás de mim, insistem em querer casar comigo, vou te mostrar como eu sou, pois você prometeu não contar a ninguém”. Então tirou a tanga e disse: “Será que sou homem? Será que sou mulher?”

A menina não viu nada que fosse masculino, nada que fosse feminino, e correu para se afogar. Tirada do rio pela moça que estava de vigia escondida, o rapaz aproximou-se, beijou-a e disse-lhe baixinho: “Você bem viu, eu não sou homem, eu não sou mulher. Guarde bem esse segredo”.

Procurada pelas outras moças na manhã seguinte, a menina estava meio doida e espiava o rapaz com os olhos tristes.

Na vez de outra moça, o rapaz sequer a olhou e afastou-se.

Com essa humilhação, o próximo acordo das moças foi nada menos que matar o rapaz.

A noite ainda não tinha caído completamente quando o rapaz saiu para ocupar seu lugar no porto, e assoprou para fazer cair uma chuva fina. Estava tudo enfumaçado quando as moças se dirigiram ao porto para ir ter com ele, que, porém, não estava lá.

Em parte alguma puderam encontrá-lo, até que, pela madrugada, um vento forte limpou toda a fumaça, as moças viram a cabeça do rapaz desaparecendo no rio. Ele gritou para elas e desapareceu. As moças mergulharam em vão para procurá-lo. Só voltaram para casa quando o sol estava a pino, e tão tristes que de noite retornaram ao porto para ocupar o lugar do rapaz. Todo mundo as viu ali reunidas, mas desde então ninguém nunca mais viu alguma daquelas moças outra vez. Como podiam ter desaparecido? As pessoas diziam que a lua tinha escondido as moças, e a mãe-d’água, levado o rapaz.

“É esta a história da lua”, assim aquela moça encerrou o relato que fazia às outras, e foram dormir pois já estava ficando tarde.

Os rapazes que tinham escutado, entreolharam-se e concluíram que talvez fosse certa a história.

À meia-noite aquela moça se dirigiu à cachoeira, vigiada pelos rapazes, embriagados pela visão e logo expulsos dali gelados pelo grande fogo frio.

De manhã a moça estava em casa. Os rapazes sentiam-se tão aturdidos que sequer podiam trabalhar.

Meses mais tarde, a sua mente era ainda tão anuviada e sua melancolia tão profunda, que as moças, tomadas de pena, suplicaram à moça linda que não olhasse mais tão sedutoramente para eles pois sua paixão era-lhes já insuportável.

“Esta noite vou contar para vocês por que me é tão impossível vir a agradar a algum desses rapazes. Só que só quero contar para uma de cada vez.”

As moças concordaram. Vindo a noite, aquela moça abraçou uma moça, afastando-se das outras para o mato. “Eu não sou mulher, sou homem”.

Sua aparência de moça esfumara-se, aparecendo um rapaz. “Você acha que posso agradar a um homem como eu? Não conte a ninguém. Quero eu mesmo contar para as outras moças”. A moça concordou, com a condição de que ele não se esquecesse dela.

O rapaz fez-se ver por muitas outras moças naquela noite, mas perto da meia-noite convenceu a quem não tinha revelado o segredo a irem dormir e esperar a noite seguinte.

E quando a moça seguiu para a cachoeira a fim de ter o seu encontro com a lua, os rapazes foram atrás dela.

Durante três noites, a moça revelou o segredo até à última moça. E as moças agora apaixonadas vigiavam-se umas às outras bem como vigiavam a moça, que, por isso, ao longo dos meses, achava-se impedida de comparecer ao seu encontro com a lua na cachoeira.

Uma noite ela saiu em direção ao porto, e as moças foram atrás. O grande fogo frio apareceu, fazendo-lhes gritar de horror. Em seguida o grande fogo frio subiu ao céu riscando para a lua e nesta desapareceu.

Dois meses mais tarde, todas as moças estavam com a barriga já aparecendo. Quando lhes perguntavam quem era o pai da criança, diziam: “Aquela moça iluminada pela lua que desapareceu no meio da gente”.


Esta redação foi feita a partir do relato “A moça retrato da lua” da antologia “Lendas do Índio Brasileiro”, de Alberto da Costa e Silva, publicada pela Ediouro — a primeira edição é de 1957. O antologista afirma ter encontrado esse relato em “Lendas em nhêengatu e em português”, publicadas por Antônio Brandão do Amorim na Revista do Instituto Histórico e Geográfico Brasileiro, tomo 100, vol. 154, 1928. pp. 237-243.




Adão e Eva, e o padre
(Mito Krahó, narrado por Luís Baú em 1963)


Havia apenas Papam e Pudru (isto é, Pït, Sol, e Pudru, Lua). Os dois fizeram este Brasil todo. Aqui, não havia nem kupen (civilizado) nem mehim (índio).

Então, Pït pensou: “Eu vou fazer outras coisas, pois viverem só dois assim é ruim”.

Não se sabe como foi que ele fez Adão, que andava nuzinho. Então pensou: “Eu vou fazer mulher para Adão, porque ele anda sozinho e não fala com os outros”. Ao meio-dia, Adão chegou e Papam lhe disse: “Adão, vem comer!” Adão comeu e depois foi cochilar. Queria dormir e dormiu logo. Então Pït puxou uma costela de Adão, limpou-a e colocou no quarto onde Adão dormia. Adão acordou. Pït lhe disse: “Vá espiar o quarto onde você dorme”. A mulher já estava lá, inteirinha e bonitinha. Pït disse: “Adão, você já tem mulher, agora você não copule com Bruta (Bruta é o nome de uma fruta que os Krahó chamam de Waka’tenti; Bruta era o nome de Eva). Ela já é sua e eu direi quando você pode copular. Pode ir com ela”.

E eles foram para o mato. Eva estava nuazinha; só pôs umas folhas sobre o sexo. Dormiram até de manhã. De manhãzinha, Papam os chamou: “Adão, chegue aqui para tomar café”. E ele se aproximou com sua mulher. Tomaram café e voltaram para o mato.

E Papam estava imaginando: “Como é que vou fazer com Adão e Eva? Vou mandá-los para o Brasil”. De tarde, chegaram Adão e Eva. De manhãzinha, tornou Papam a convidá-lo: “Adão, vem tomar café!” Apanhou machado, facão e deu a Adão, ordenando-lhe: “Agora você desce, faça uma grande roça, enquanto sua mulher fica aqui”. E lhe deu farinha e carne, ordenando: “Dentro de duas semanas você vem”. Adão disse: “Adeus mulher, pode esperar duas semanas aqui”.

Aí, ele desceu do céu, indo lá pra onde os estrangeiros moram. Naquele lugar, fez roça, derrubando tudo. Fez casa grande, toda fechada, colocou porta, fazendo muitos quartos. E Papam o estava olhando: “Ah, Adão é bom mesmo, não tem descanso; eu gosto de ver homem assim”.

Passaram-se duas semanas e Adão subiu no céu outra vez. E teve um diálogo com Papam: “Fez roça?” “Fiz”. “Fez casa?” “Fiz”. “Está bom. No mês de agosto, você vai queimar”.

Chegou o tempo de queimar a roça. “Agora é tempo de roça; aqui está caroço de algodão, mamona, arroz, fava, feijão, pimenta do reino, alho, maniva, milho”. E, de cada um, dava um carocinho. E disse: “Pois está aí, Adão, este é seu serviço e este é o de Eva. Vocês têm de dar comida aos seus meninos”. “Adeus, meu pai!” “Adeus”, disse Papam.

E Adão desceu lá no estrangeiro. Plantou toda a roça. Era muita fartura. Papam pensou: “Eu vou dar muitos filhos para ele”.

E Adão já estava copulando com a mulher. Com apenas dois coitos, ela já ficava grávida e de madrugada dava à luz. Papam pensou: “Agora vou dar-lhes filhos a todo momento, para aumentarem depressa”. Eva dava à luz de manhã, de tarde e de noite. Até que encheu quatro quartos de filhos. Papam estava olhando para eles: “São poucos ainda, pois estão faltando os mehim (índio). E tornou a lhes dar mais filhos. Até que se encheram dez quartos.

E disse Papam: “Agora vou fazer parar os filhos de Adão”. E Eva não deu mais à luz.

Então Papam pensou: “Agora vou fazer uma padre para batizá-los”. Esse padre era o Papa. Arranjou, para o padre, um burro com sela e tudo, arranjou comida e tudo. Esse padre, esse Papa, não morre nunca, pois foi Papam mesmo quem o fez. O padre montou no burro e Papam lhe disse: “Espero você dentro de dois dias”.

E o padre desceu do céu para o estrangeiro. Estava montado e já de manhã chegou à casa de Adão gritando: “Oh, de casa!” “Oh, de fora! Apeie, cidadão!” O padre apeou. Adão pegou o burro, tirou a sela e levou-a para dentro de casa. Apanhou uma cadeira para o padre sentar. Perguntou ao padre: “Para onde vai, cidadão?” O padre respondeu: “Eu venho batizando meninos, alcancei você e pergunto se tem meninos para batizar”.

O padre o estava enganando, pois nesse mundo, não havia outros senão os meninos de Adão. “Eu venho batizar seus meninos”, continuou o padre. “Eu tenho só quatro”, disse Adão, enganando o padre. E o padre estava olhando, porque todos os quartos estavam cheios. E Adão disse: “Tenho só quatro”. O padre respondeu: “Não tem importância, pois eu já estou batizando neste mundo. Eu vou passar dois dias com você e vou-me embora”.

Adão fez comida para o padre, pois já tinha muita criação: porco, galinha, pato, galinha-d’angola. De manhãzinha, o padre falou: “Está na hora, seu Adão, vamos batizar os meninos”.

Foram conversando, conversando, até que o sol saiu. À sombra de uma árvore, o padre pôs água numa bacia e pôs remédio e disse: “Vamos ver, chame os meninos”.

E saíram dois meninos, depois quatro, depois cinco, depois dez, depois vinte, depois quarenta, e o padre foi batizando todos. E perguntou: “Acabaram?” “Acabaram”, respondeu Adão.

Abriu-se outra porta e saíram dez. “Só? Não há mais?” E o padre batizou todos. “Ainda há?” “Há”. E batizou mais vinte; e vieram mais dez. O padre batizou todos. E vieram mais vinte e mais. “Acabaram?” “Acabaram”.

E a mulher de Adão lhe disse: “Adão, eu já estou com vergonha!” Adão respondeu: “Não, não tenha vergonha não, deixe-o batizar todos”. A mulher respondeu: “Os dois últimos quartos ele não batiza não”.

Eva já estava pensando: “Agora esses dois quartos já estão reservados para serem mehim (índios) e kupentugré (negros)”.

O padre só batizou ingleses, americanos, estrangeiros, alemães, russos. O padre disse: “Adão, não tenha vergonha não, eu vou batizar todo o mundo!” Adão respondeu: “Não, não há mais meninos não!” O padre já estava dizendo: “Não, deixe ficar, esses aí são mehim (índios)’’.

Já era meio-dia. O calor era grande. Os que estavam ainda nos quartos abriram as portas para se molharem na água da bacia. Os índios é que se fizeram índios, pois passaram água com terra no corpo. Os kupentugré (negros) saíram e passaram terra molhada só nas mãos; por isso é que somente suas mãos são brancas. E passaram carvão no corpo inteiro e só ficou a mão alvinha.

E o padre pensou: “Como é que vou fazer? Eu vou pôr nome neles”. Chamou primeiro o estrangeiro: “Que fala você quer?” “Você é que sabe”. Então o padre falou para eles, eles aprenderam e indicou-lhes o lugar de morada. Depois fez o mesmo com o americano, recomendando: “Não vá embora já não. Quando eu acabar a distribuição você vai”. E depois deu fala para o russo, o inglês e o alemão. Então chamou o português (kupen). E chamou o índio, e fez a mesma coisa, dizendo-lhe: “Agora você é mehim (índio); seu nome para os kupen (civilizados) é patrício e índio. Para os mehim é Krahó. E esse negro é negro no português e kupentugré na língua do mehim”.

Então, o padre entrou no quarto, pegou a espingarda, chamou o Krahó, e mandou que atirasse na mãe dele. Mas o Krahó não sabia atirar. Chamou o inglês e ordenou que matasse a mãe. E ele matou.

Então, o padre rezou e a mãe se levantou. O padre então disse ao inglês: “Tome a espingarda que já é sua e desses seus companheiros. Não vá brigar com seus irmãos”.

Aí o padre pegou o arco, bonito, bem feito, e chamou o estrangeiro, ordenando-lhe: “Mate sua mãe”. Mas ele não sabia. Chamou então o Krahó e este matou a mãe. O padre rezou e Eva se levantou. O padre disse ao Karhó: “Pois o arco já é seu, não o deixe".

E apanhou um arco e deu para o negro e este flechou Eva. O padre tirou a flecha, rezou e Eva se levantou.

Então, o padre disse ao estrangeiro, ao americano, ao russo, ao alemão, bem como ao Krahó e ao negro qual era o lugar que habitaria cada um.

E aí terminou.

O padre então falou com Adão e Eva: “Vocês podem ficar aqui a vida toda. Vocês não morrerão nunca. Eu vou para o céu e depois volto para ficar aqui e não morrer nunca”.

E montou no burro, andou uma certa distância e subiu.

O padre ficou sendo o Papa. Foi Deus mesmo quem lhe pôs esse nome. Disse-lhe: “Se eu fizer alguma coisa, você fica sabendo. Escreva aqui para eu ver!” O padre escreveu. “Ah, agora você pode ir para a terra, não morrerá nunca”.

Só os filhos é que morrem, mas o Papa, Adão e Eva não morrem nunca.


In O Messianismo Krahó' (pp. 132-135), de Júlio Cezar Melatti (Herder/Edusp, 1972).
Segundo Melatti (p. 123), Luís Baú era um homem Canela que vivia entre os Krahó. Era um sobrevivente da destruição que os civilizados fizeram contra sua aldeia em 1913.
Nota: Os parágrafos foram acrescentados por AmaZone.


Mito do Iòlò: a estrela, o urubu e o sol
(Mito Karaja, narrado por Idjau Karaja, recontado por AmaZone))


Dizem que tinha uma estrela lá em cima, Taina Hyky (“estrela grande”), que até hoje existe, bonita e vermelha. Aqui, tinha duas moças, irmãs que andavam sempre pelas praias. Olhavam para a estrela e diziam:

“Eita, aquela estrela é bonita! Se fosse uma pessoa eu me casaria com ele.”

Estrela então gravou aquelas palavras.

Uns dias depois, Estrela desceu do céu. Veio como uma pessoa e disse:

“Sou a estrela do céu. Uma de vocês está me desejando e estou chegando para me casar com ela.”

As moças correram:

“Não, você é muito velho; é velho e muito feio.”

Era velho mesmo, bem velhinho. Mesmo assim Estrela acompanhou essas duas moças até a casa delas. A mãe e o pai o receberam, querendo saber quem era ele. Explicou-lhes que era a estrela grande e desejava se casar com a filha deles. Os pais aceitaram, mas a sua filha não. Mesmo assim, ele ficou lá.

Era muito poderoso; saía para pescar e voltava com muito peixe, pirarucu, tartaruga... Os sogros gostaram dele, mas a moça não. Sua irmã mais nova disse:

“Vou acompanhar esse homem velho! Você que o desejou não o quer mais; pois vou ficar com esse velho pra mim.”

Estrela continou trabalhando e pescando para os sogros. Um dia, demorando-se no mato, resolveu vestir-se de gente uma outra vez. Voltou como rapaz novo e bonito. Voltou fantasiado de índio, remando fantasiado.

“Quem é você ? Quem é você ?”, perguntou-lhe a irmão mais velha.

“Sou eu! Você não está me reconhecendo? Sou Taina.”

A moça correu para cima de Estrela, arrependida. E as irmãs brigaram por sua causa, mas ele se casou com a mais moça.

Então, disse Estrela, com pena:

“Eh, coitados! A comida que vocês comem não é comida! É caroço de frutas!

Comiam qualquer coisa, aquela pessoas.

“Mas vão ver o que eu vou fazer para vocês: vou fazer roça!”

Começou a trabalhar derrubando uma roça. Queimou a roça e começou a plantar. Deu muita coisa na roça dele; deu melancia, abóbora, milho verde. Não deixava ninguém ver, até tudo amadurecer. Quando chegou a hora foram todos para a roça cheia de melancia, de abóbora e de milho.

“Olhem esta comida; experimentem, experimentem! Podem rachar a melancia ao meio; comam para ver o que é comida!”

E assaram o milho e comeram. Acharam bom. Carregaram as melancias, as abóboras, o milho naquele cesto grande que o índio fazia.

Um dia, a sogra se queixou:

“Cansei de carregar essas coisas nas costas. Tá me doendo, tá me doendo...”

Estrela ouviu e disse à esposa, antes de se deitar:

“Tua mãe reclamou que está enjoada de carregar as coisas; por isso, vou parar com esse negócio”.

No dia seguinte, descobriram que não tinha mais nada na roça; estava tudo seco. E a sogra aproveitou para reclamar, por sempre ter de quebrar coco no escuro — não tinha luz, nem claridade, naquele tempo. Estrela disse a sua esposa:

“Sua mãe continua reclamando e, agora, eu vou embora, você pode ficar aí, eu não quero ficar aqui mais não’. E ele foi embora mesmo, e a mulher dele chorou chorou, chorou, mas não adiantou.

Lá na beira de um lago, Estrela se matou.

Não que tenha morrido, mas se fez de morto. Encostado na beiradinha, fingiu que estava morto, depois inchou, com a sua mão voltada para cima, aberta. Tinha enfiado um pau no ânus, e ali ficou, feito morto.

A bicharada se juntou para comê-lo: urubus, caracarás. Um pássaro (que é parecido com o caracará mas é menor) brigava com os outros para impedir que Estrela fosse comido:

“Não comam não que esse homem está vivo; ele está vivo, não podem comer”.

Assim espantava todos os outros bichos. Vários dias mais tarde, o pássaro resolveu ir chamar o urubu branco :

“Vou atrás do iòlò, vou atrás do iòlò no céu”

Foi chamar o rei, o rei que mora lá pra cima, pois assim, disse,

“Assim vamos poder saber se esse homem está morto ou vivo”.

O urubu branco veio.

Dava para ouvir uma zoada lá em cima, bem forte:

“Eh, lá vem iòlò, lá vem iòlò, lá vem... Ele está vindo aí, vem descendo. Ele está aqui!”.

O urubu pousou pesado, tum!, em cima da barriga de Estrela, pensando que estivesse morto, enquanto Estrela segurou-o rápido em uma de suas pernas.

“Quem é você?”

“Sou iòlò!

“Iòlo, te peguei! Peguei porque preciso do senhor! Me casei aqui com uma moça, e minha sogra me xingava muito, pois eu era um homem poderoso mas ela tinha que trabalhar na escuridão. Por isso, vim procurar o cocar (raheto) do senhor.”

Disse o rei:

Tudo bem, meu amigo! Vamos ver! Você quer o cocar de pena branca ou o vermelho? Tenho três: o cocar branco é a lua, o cocar vermelho é o sol, e aquela estrela grande, de pena de arara canindé (de barriga amarela e costas azuis)”.

Veio, aí, saindo a estrela de pena amarela, e clareou um pouquinho.

“Não, esse não, eu não vim atrás desse, mas sim atrás do cocar de pena de arara vermelha.”

“Tenho mais dois!”

Aí veio saindo a lua, o cocar de pena branca, e clareou mais um pouco. Dava para ver alguma coisa:

“Não meu amigo, não é esse não, mas o outro, o da pena do rabo de arara vermelha”.

Esperaram, esperaram, esperaram, e veio saindo o sol mesmo. O mundo foi clareando, clareando muito.

“É esse que quero, é esse mesmo, é muito potente, potente mesmo”.

Era quase como quando Jesus se apresentou aqui na terra. Mas, o pessoal, os índios acreditamos nessa história.

Esta redação foi feita a partir da narrativa oral coletada em português por Oiara Bonilla (material de campo inédito) em Porto Txuiri (Ilha do Bananal), em dezembro de 1997.




Um estranho festim
(Narrado em Karohi, uma comunidade Yanomami)


Já faz muito tempo, isso. A humanidade era já numerosa na terra. Havia um grande xamã, e ele tinha concebido o Espírito-Lua, o hekura, tal como o conhecemos hoje e que ainda não existia. Ele tivera essa idéia, pois tinha conhecimento e saber. Um dia, as pessoas perceberam que o xamã estava morrendo e ficaram desoladas.

— Que vai acontecer-lhe? O que ele tem?

Ao expirar, sua esposa exprimiu sua dor:

— Oh, meu marido, volte! Oh, xamã!

O cadáver foi incinerado. Já tinha se consumido, e as cinzas já estavam esfriando quando a noite caía. Os ossos seriam recolhidos na manhã seguinte. Chorava-se o morto por toda a maloca. Após a morte, o xamã transformara-se, porém, em hekura; virara o Espírito-Lua. E este, quando a escuridão da noite era completa, declarou:

— Está na hora!

Entrou na maloca. Não procurou um lugar vazio sob o teto, mas sim os carvões da desgraça; agachou-se perto dos restos e comeu os ossos calcinados, crocantes entre os seus dentes. Comeu os seus próprios ossos. O filho do defunto despertou, levantou-se, viu. Quem ali estava era parecido com o seu pai. O menino se aproximou dele e abraçou-o pelas costas.

— Papai! Papai!

Espírito-Lua estava terminando de mastigar os ossos. Ingerira tudo, os ossos e os pedaços de carvão, restos da incineração. Permaneceu de cócoras e girou sobre si mesmo. Foi então que os Yanomami viram-no e exclamaram:

— Quem veio perturbar o nosso luto? Esse aí não é um de nós, mas um desconhecido!

Saíram de suas redes e pegaram suas flechas. Todos se apressaram. Formaram um semi-círculo em volta de Espírito-Lua, enquanto este subia para o céu, e começaram a atirar suas flechas. Ninguém acertou.

Escorpião assistia à cena, com um sorriso nos lábios. "Será possível tanta falta de destreza?", indagava-se. Ouviu-se um berro, então:

— Cuidado, ele está fugindo!

Em um abrir e fechar de olhos, Espírito-Lua subira para o céu; rápido, as flechas não mais alcançavam a sua altura. Nenhuma flecha chegava tão alto. Ponto imperceptível, Espírito-Lua ia a desaparecer-se atrás das nuvens; estava muito alto no céu. Um novo clamor, e logo pediram a ajuda de Escorpião.

— Vem flechá-lo conosco!

Seus cunhados imploravam-lhe para que se juntasse a eles.

— Cunhado, é você, é você! Todos sabem tua fama de flecheiro infalível, eles contam contigo.

Escorpião deixou sua rede. Sua flecha era fina e curta, e a ponta de bambu, estreita. Esticou o arco e, mirando Espírito-Lua, comentou:

— Ouçam-na, vejam-na, caso não seja lançada bastante longe!

Disparou sua seta.

- Sim, veja. É isso!, exclamaram.

Acabava de atingir o alvo. O sangue brotou e se espalhou sobre a terra, lá para baixo, até a região dos intrépidos Shamathari. Dos coágulos de sangue que caíram, nasceram os shenkinari, seres canibais. Um único entre os hekura é Espírito-Lua, esse é o seu caminho. Esse é o seu caminho que desce rio abaixo; orlado por chamas.


Esta é uma tradução de AmaZone de “Un extraño festin”, In Yanomami. Los pueblos indios en sus mitos Nº 4, pp. 76-77, de Jacques Lizot, Luis Coco & Juan Finkers (Abya-Yala, 1993). Esse mito pertence ao conjunto compilado por Lizot, e publicado anteriormente em duas obras complementares: “El hombre de la pantorrilla preñada y otros mitos Yanomami” (Monografia Nº 21, Fundación la Salle de Ciencias Naturales, Caracas, 1974) e “No patapï tëhë” (En tiempos de los antepassados, texto de lectura, 2, Vicariato Apostólico de Puerto Ayacucho, Caracas, 1989).
Ver também, de Lizot, Le cercle des feuxs, pp. 177-182 (Seuil, 1976), ou então, O círculo dos fogos, pp. 157-161 (Martins Fontes, 1988; Trad: Beatriz Perrone-Moysés). Em uma execução cuja força dramática acha-se então multiplicada, encontra-se ali esse mito como parte de um episódio de vingança xamânica feita por um pai em quem se reacendera, um ano mais tarde, a dor pela morte de seu filho. O autor dessa narração contextualizada é um xamã, Turaewë, que contava com Espírito-Lua como um de seus hekura, isto é, espíritos xamânicos que passam a viver no peito de xamãs.




Em busca do tabaco
(Trechos de uma narrativa feita em Shuimïwei, comunidade Yanomami)


Graças a Kuripowë, conhecemos o tabaco...

...

— Estou ansioso, ansioso. Sinto uma necessidade que me deixa insensível a qualquer outra sensação — afirmava a voz que se aproximava.

...

— Estou ansioso, sinto uma ansiedade tão forte — seguia Kuripowë sem se interromper.

...

— Não é minha intenção encher-lhes o saco, só me queixo por sentir-me ansioso. Estou sentindo uma necessidade de algo, só por isso espalho esta queixa por toda parte.

...

— Vá transar com as mulheres, fazer-lhes crianças. Elas foram pra lá.

...

— Por que se queixa? Está de luto? Acham-se reunidos por causa de uma morte?

— Não. Queixo-me porque algo me falta, queixo-me porque sinto uma falta muito profunda.

...

— Quem é você?

— Sou eu, e estou me lamentando. Sou eu.

— Está de luto para se lamentar desse modo?

— Não. Estou me lamentando sem razão.

— As mulheres estão por aí, transe com elas, faça-lhes crianças.

— Não, estou falando sem razão. Estou atormentado por uma necessidade — acrescentou.

Finalmente, chegou até aquele que realmente tinha saber. Também ele achava-se em cima de uma árvore.

— Qual é a razão para estar se lamentando?

— Não há uma razão precisa. Falta-me algo. Sinto uma terrível falta e carrego meu lamento. Quebre um galho, cunhado, acrescentou, quebre um galho e deixe-o cair. Estou com fome.

...

Comeu o invólucro das sementes [do fruto pahi]. Ninguém lhe prestava atenção.

— Cunhado, deixo-lhe as sementes aqui.

Urinou em cima, e depois acrescentou:

Estão aqui, cunhado. Cozinhe-as e retire-as da água ainda quentes, e ponha na boca ainda quentes.

— Sim! Mas o que estava dizendo quando chegou?

— Estava me lamentando que algo me fazia falta.

— Veja aí, está perto de você, tem uma faca de pedra no chão, sobre o cabo tem uma masca de tabaco.

...

Queria provavelmente propagar o tabaco; em todos os lugares onde cuspiu o suco da masca, cresceu um pé de tabaco. A planta se elevou imediatamente e começou a florescer, os beija-flores chegaram para sugar. Foram estas as marcas que Kuripowë deixou em seu trajeto; foi graças a ele que o tabaco se propagou.


Ayë! ayë! ayê! — foram as exclamações do herói em narração registrada na comunidade Karohi. “Foi Nosiriwë — diz essa versão — quem propagou o tabaco por toda parte. Foi Cuchicuchi quem o descobriu”.
Esta é uma tradução de AmaZone de “En busca del tabaco (II)”, In Yanomami. Los pueblos indios en sus mitos Nº 4, pp. 68-70, de Jacques Lizot, Luis Coco & Juan Finkers (Abya-Yala, 1993). O mito pertence ao conjunto compilado por Lizot.
Sobre ansiedade considerada análoga por este mito Yanomami, uma menina Plêiades do Alto Rio Negro assim se exprimiu:
“Mamãe, sofro de um certo mal, que me dá uma vontade que não sei explicar”.
“O que você sente?”
“Quando meu mal começa, é uma coceira, uma mal-estar que dói e não dói, corre-me depois pelo corpo todo e me dá uma vontade de me morder todinha, e no fim sinto que vou desmaiar e choro. Quando durmo vejo sempre do lado de minha rede uma porção de jovens bonitos que querem me beijar, querem me abraçar e eu não consigo fugir”.
“Lenda de Jurupari”, de Maximiano José Roberto/Stradelli, p. 303-304, In Makunaíma e Jurupari, Sérgio Medeiros (org.). Perspectiva, 2002. (Trad.: Aurora. F. Bernardini)




Os Kupen-Kinkamblég
(Narrativa Apinayé)


Pelo lado do oriente, onde finda a terra, lá donde o sol vem subindo, habita uma nação que tem cabelos vermelhos. Como o sol aparece muito perto deles, sofrem muito com o seu calor, tendo-lhe por isso um ódio feroz. Todos os dias, quando nasce, eles lhe atiram flechas, mas como o fazem com a cara virada e estando o sol a subir com grande rapidez, nunca conseguem ferí-lo. Um dia resolveram cortar o esteio que sustenta o céu, para que este caísse e o sol não mais pudesse fazer sua trajetória por ele. Trabalharam e chegaram a cortar um bom pedaço, faltava pouco para decepar o esteio, mas o cansaço os obrigou a suspender o trabalho. Quando voltaram para acabar de derrubar o esteio, tudo que tinham cortado crescera de novo e o esteio tinha outra vez a sua grossura primitiva. Até hoje eles se esforçam assim, sempre em vão.


In Os Apinayé, p. 135, de Curt Nimuendaju. Boletim do Museu Paraense Emílio Goeldi. 1956.
Nota: Kupen, povo estrangeiro; kin, cabelo; kamblég, vermelho.



Os antigos que viam lagarto como queixada (mito Wari')


Narrador: Hwerein Pe e – homem wari' do subgrupo OroNao’, de cerca de 65 anos. Gravado na língua wari' por Aparecida Vilaça, no Posto Rio Negro-Ocaia em 25/1/02 (MD 8). OBS: Há interferências da antropóloga na gravação, que são explicitadas. Observações na transcrição e tradução estão entre parênteses


Eles só comiam lagarto. Chamavam de queixada. Diziam: “Vamos matar queixada!”. Matavam. Assoviavam (com a chegada da caça). “Matamos queixada!”. “É mesmo?” Cortavam as tripas. Talvez fosse grande. Assavam. O fígado. Enrolado em folhas. Comiam, comiam. Quando estava pronta (a carne mesmo) davam para os outros.


A criança sabia. Filho de wari'. “Por que comem lagarto? Eu não quero! Era diferente o queixada que o meu pai matava. Lagarto é uma coisa; queixada é outra.”. A criança diziam que não queria.


Foi criança raptada pelos Wari'? perguntei


Levaram-no da casa dele e o criaram. Ele cresceu. Ele via e dizia: “Vocês não viram o queixada que o meu pai matava. Isso aí é lagarto”. E os Wari' insistiam: “Isso é queixada”. Ele cresceu, cresceu. Fez flecha. Saiu andando. Uma cotia estava no caminho. Ele matou a cotia, uma cotia de verdade. Ele a carregou. Os outros disseram: “Largue essa onça danada! Deite-a! É onça!”. E ele retrucava: “Não, não é. É cotia. Era dela que o meu pai pegava o dente.” Eles ficaram em silêncio. Ele queimou (os pelos da cotia). Lavou –a. Não mexam com ele, disse aquela que o criava (a mãe adotiva). As partes internas ficaram prontas. “Me dê pamonha, mãe”. “Está bem”. E ele comeu.


Só ele comia? Os outros tinham medo?, perguntei.


Eles tinham medo. Para eles era onça. Quando a carne ficou pronta, ele disse a todos: “Venham comer! Comam meninos”. “Não comam”, disseram as pessoas. “Isso vai fazer vocês doentes”. “Não é onça”, ele disse. “A onça tem pintas. O que vocês comem é lagarto. Vocês comem à toa. O que vocês comem é lagarto grande”.


Os Wari' disseram: “Tem queixada! Vamos, vamos!”. E foram atrás, os Wari'. Flecharam e mataram, flecharam e mataram. Assoviaram (quando chegaram em casa).


“Não, isso é lagarto”, ele disse. “Eu vou caçar”. Ele foi só. Matou um macaco-prego. Carregou. “Esse aqui matou onça, ele matou onça” (disseram as pessoas ao vê-lo).


Parecia onça?, perguntei


Era onça. Os antigos não viam bem (não reconheciam). Quem via bem era a criança que comia direito. Os antigos todos comiam à toa. Seus filhos, suas esposas. Eram os que comiam lagarto.


Assoviou (quando chegou em casa com o macaco). “Cozinhe o macaco!” “Está bem”, disse aquela que o criava. “Lave bem as suas mãos (disse ele). Há onças” (que sentem cheiro do sangue de caça nas mãos e comem as pessoas). A mãe e o pai dele viram direito. Comeram. ‘Ah, é presa de verdade do nosso filho!” Comeram. Os irmãos dele comeram. Os demais Wari' não quiseram. Comeram o lagarto deles.


No dia seguinte disseram: “Há queixada! Vamos a ele”. Provavelmente eram muitos lagartos. Todos os Wari' mataram. Uns mataram dois, outros somente um.


Eles não ficavam com fome? Lagarto não é grande, perguntei.


Talvez o lagarto dos antigos fosse grande. Tiraram os órgãos internos. Cozinharam. Beberam o caldo. Ele não disse nada. Já era um homem grande.


Ele não gostava de comer?, perguntei. “Não, ele não gostava”.


“Dêem carne (de lagarto) para o irmão de vocês!”. “Eu não quero. Isso é queixada”.


Chamou o pai para caçar: “Vamos caçar, pai?” “Está bem”. Pegou as flechas do pai. Pegou, pegou. Andou, andou, andou. Viu. Poc, poc, poc. Veado. “Onça!”, disse o pai. O pai dele foi para longe. Fugiu (do animal). Ele (o filho) o encontrou. Foi ao encontro daquele que o criou. “Isso é veado, pai! Veja as unhas dele. A onça é pintada”.


Assoviou ao chegar perto de casa. “Largue essa onça! Largue essa onça!”, disseram os Wari'. “Isso é veado”, ele disse. “Veado vermelho!”. “Corte-o, pai!”. “Está bem!”.


O pai dele comeu bem. ‘Lave bem a sua mão” (para a onça não sentir cheiro de sangue de caça).


“É onça! É onça!”, diziam as pessoas. Eles (a família do menino) comeram tudo.


“Há queixada, vamos!”, disseram. O pai dele, da parte da mãe dele, não matava mais lagarto. Eles (os outros) mataram. Um matou quatro, o outro três, o outro cinco. Voltaram. Lavaram. Tiraram fora os órgãos internos. Comeram. Beberam o caldo.


“Estou com vontade de comer caça, pai. Vamos caçar!” “Vamos!” Então eles viram uma onça. Eles chamavam queixada de onça, caitetu de onça, macaco-aranha de onça, jacu de onça, nhambu de onça. Os antigos eram estranhos mesmo.


O pai nunca havia visto uma onça. O pai saiu correndo, fugiu da onça. Ele foi se encontrar com o pai. “Essa é onça, pai. Eu a matei! Queixada, cotia, caitetu, ali. Essa é a verdadeira onça, pai. Venha ver. Está morta.”. “Está bem”, ele disse. Olhou. “Eu acho bonita a onça, filho. Você vai deixá-la aí?” “Não. Vou levá-la, para que eles possam vê-la”. “Então vá na frente. Você conhece o caminho. Carregue”. “Está bem!”


Carregaram, carregaram, carregaram. “Vá na frente avisá-los, para que eles não fujam”. ‘Está bem”. Ele chegou e disse: “ meu filho matou onça”. Vocês chamavam de onça tudo quanto era caitetu, veado, cotia. Vocês não haviam visto. Tem pintas. O dente dela é muito grande. (Sons). Assim é a onça. Venham ver a onça. Vocês chamavam onça tudo quanto era animal. Macaco-aranha, macaco-prego, macaco-parauacu, jacu, mutum. Vocês chamavam de onça. Vejam a onça de verdade”. Eles chegaram. Viram, viram, viram. Não gostaram. Cortaram. Queimaram os pelos. Dividiram. Eles (os outros) não comeram. Só eles mesmos, o pai, os irmãos, é que comeram.


Você já comeu onça também?, perguntei. “Já comi também. É gostoso. Matamos na maloca, com flecha. O meu pai foi quem matou para comermos. Era muito grande. Comemos. Tinha muita gordura. “Achei que os Wari' evitavam onça”, observei. “Eles evitam. Os antigos evitavam. Comam onça gente, disseram para nós os estrangeiros (acho que se refere aos missionários americanos).


Comeram tudo, só sobrou um pouquinho. Havia Wari' que matava caça e havia Wari' que ainda comia lagarto. Eles (que caçavam) aprenderam. Deixaram de lado o lagarto. “Vamos caçar caça de verdade com o nosso irmão mais novo!” “Venham rápido. Vamos caçar!” (Sons). “Aqui está um igual (win ma) àquele que matamos antes. Vamos seguí-lo.” E ali estava o queixada. “É onça!”. Eles voltaram.


Parecia onça, perguntei? (Faz sons de onça, como se os Wari' ouvissem onça)


Eles retornaram: o pai, o seu irmão mais velho. “Corram, corram” (sons de queixada). Ficaram afastados. Não flecharam. Fugiram. “Não é isso. Olhem os dentes dele que servem para fazer arco (desbastar a madeira). Onça tem pintas.


Carregaram, carregaram. Então, quando o sol estava aqui, eles assoviaram. “Aqueles que estão em casa vão pensar que é lagarto”. “Esse aqui matou queixada”, disse (o pai para os da casa). Eles gritaram: “Larguem a onça!”. A mãe dele falou: “Não é. É queixada, queixada watakarat (onça é mijak mijak). Esse é o nome dele. Vejam o branco dele. A onça que o meu filho matou era pintada.


Todos os homens, todas a mulheres. Não viam as caças. Eram assim os antigos dos lagartos. Se eles enxergassem o queixada…


Então. “Cortem-no” (disse o caçador). Cortaram, cortaram, cortaram. “Queime (o pelo). Não lamba os dedos. Lembre-se daquela onça”. “Está bem” (disse a mãe). Fizeram um jirau. Viraram, viraram, viraram. Está pronto. “Vou tomar banho”, ela disse. Os órgãos internos foram assados enrolados em folhas. O fogo dele ardia. Depois de um tempo a carne mesmo ficou pronta. Deixaram lá. ‘Corram, venham comer as ‘tripas’ do queixada!” “Não queremos!” (disseram as pessoas). Vieram outras pessoas e comeram. Comeram junto com pamonha. “Está bom isso do nosso irmão mais novo”. Quando estava pronta a carne, eles desfiaram e distribuiram.


“É queixada de verdade. Era lagarto o que vocês comiam antes. Eu vomitava o lagarto que comia!” (disse o caçador/inimigo).


“Nossa!” Eles ficaram tristes. Caça de verdade. Comeram a carne toda. Comeram a pele também. Foi assim.


Em outras aldeias eles ainda comiam lagarto. Como daqui a Guajará (a distância).


Depois de um tempo, a carne do queixada havia acabado. “Vamos caçar, pai?” “Vamos. Vou caçar com o nosso filho” (disse ele para a esposa). “Está bem” (ela disse). Encontraram um tamanduá-bandeira. O pai viu: “O que é isso, meu filho?” “Tamanduá-bandeira”. Flechou e matou. Morreu. Assoviou (chamando o pai) “O que é isso?” “Tamanduá-bandeira”. “Pode-se comer?” “Tamanduá-bandeira! É para comer!”. Cortaram a cauda. Quando o sol estava ali, carregaram.


“Ele matou uma onça!” (disseram os outros quando eles chegaram em casa). “Não é onça. É tamanduá-bandeira do meu filho”. “Puxa! Por que os pelos dele são tão compridos?”


Queimaram (os pelos). Cortaram. A mãe dele pegou as tripas. Assou.


Ainda comiam lagarto. “Ah, há queixada” (diziam ao sairem para caçar lagartos)


Depois de um tempo (ele disse): “Estou com vontade de comer caça, pai. Vamos caçar!” “Vamos!”. Foram muito, muito longe. (Sons). Anta! “Vamos fugir de onça, meu filho!” O pai gritava (?). “Que bicho é esse, filho?”


Os antigos não viam direito (kirik pin – ver completamente/reconhecer) os animais. Eles só reconheciam os lagartos deles. Aqueles que eles comiam. Eles não viam direito (reconheciam) todos os animais do mato. Foi ele (wari') que os ensinou a comer direito.


Então. “Que animal é esse, filho?” “Anta. Veja as patas dela”. “Tem dentes também?” “Não tem dentes”. “O que ela come, filho?” “Chupa frutos, come folhas”. Ele então passou a saber. “Come-se também, filho?” “Sim, é caça de verdade”. Cortaram a barriga. Já deviam ter ido, já deviam ter queimado os pelos. “Vamos!”. Foram, foram, foram. Chegaram.


“O nosso filho matou uma presa grande”. “Que animal é esse? Qual o nome dele?” “Anta”. Eles nunca tinham ouvido falar. Era um animal muito grande. Caitetu não é muito grande, queixada não é muito grande. Somente anta. Eles caçaram uma anta. Os seus conterrâneos conheceram. Chegaram a eles. Venham todos. O pai ficou do lado. A mãe ficou do lado. “Corte-a, meu pai!”. Tinha muita gordura. (Vai falando das partes que vai cortando). “Pegue esse pedaço!” “Esse é meu!”. Ele pegou a cabeça dela. “Vamos!” Fez um jirau, colocou fogo. Comeram muito da anta. Comeram, comeram, comeram. Acabou essa carne também.


Depois de um tempo: “Vamos caçar, pai!”. “Vamos caçar com o irmão mais novo de vocês, meninos (filhos dele)!” Andaram, andaram, andaram. (Sons). “Que pessoa é essa?” Risos. “É macaco-aranha!”. (Eles não sabiam que o macaco-aranha tinha dentes)(não entendi). “É wari'? Esse que ri?” “Não. É macaco-aranha!”. “Esperem!”. Ficou parado (sons do macaco). Matou um, matou outro. “Carregue esse, irmão mais velho. Carregue esse, pai! Eu carrego esse.” Os Wari' que comiam lagartos mataram muitos (macacos). Chegaram em casa. “Nossa, que animal é esse?, perguntaram. “Macaco-aranha do meu filho”. A mãe dele ficou contente. Queimou os pelos. Tirou as tripas. Colocou em uma panela grande e cozinhou. Comeram as tripas. “Corte, meu pai, para você saber como se corta caça”. “Está bem”. Cortou, cortou, cortou. “Pegue esse pedaço, irmão mais velho!” Comeram. Comeram contentes.


Assim eram os antigos assim que começaram a comer presas.

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